đ„ Le mĂ©canisme de guichet unique du RGPD
đŁ Cet article est de niveau intermĂ©diaire. Cela signifie quâil est prĂ©fĂ©rable dâavoir quelques connaissances au sujet du RGPD et de la protection des donnĂ©es personnelles, avant de sây plonger.

đŁ Lâencadrement normatif des traitements de donnĂ©es Ă caractĂšre personnel apportĂ© par le RGPD fait bien-sĂ»r lâobjet, depuis des annĂ©es, de nombreuses publications. Parmi elles, certains sujets sont trĂšs souvent examinĂ©s, comme la dĂ©finition dâune donnĂ©e personnelle, par exemple â nous lâavons nous-mĂȘme abordĂ©e dans un article prĂ©cĂ©dent. Dâautres thĂ©matiques sont Ă lâinverse beaucoup moins souvent traitĂ©es. Lâune dâentre -elles porte sur le mĂ©canisme de guichet unique : Ă la fois fondamental mais de nature procĂ©durale, il est moins accessible aux nĂ©ophytes et rarement prĂ©sentĂ© de façon dĂ©taillĂ©e.
Ce mĂ©canisme, introduit avec lâentrĂ©e en vigueur du RGPD en 2018, a Ă©tĂ© construit sur mesure pour permettre Ă la fois une application harmonisĂ©e des dispositions du RGPD, et une approche simplifiĂ©e pour les entreprises traitant des donnĂ©es personnelles dans plusieurs Etats -membres de lâUnion EuropĂ©enne. Il fait ainsi parti des Ă©lĂ©ments-clĂ©s de lâapplication efficace du RGPD, tout en tendant vers une protection uniforme des donnĂ©es personnelles dans lâUE, quels que soient les diffĂ©rents lieux de traitement de ces donnĂ©es. Via cette publication, nous vous proposons de revenir sur les objectifs, le fonctionnement, et les impacts du guichet unique.
Les concepts principaux abordés dans cet article sont les suivants :
- Guichet unique
- Autorité de contrÎle
- Autorité chef de file
- Traitement transfrontalier
- Etablissement principal
đŻ Quel est lâobjectif du guichet unique ?
đŁ Le mĂ©canisme du guichet unique (one-stop-shop ou OSS en anglais) nâest pas citĂ© directement dans les dispositions du RGPD. On le trouve abordĂ© explicitement dans les considĂ©rants 127 et 128, mais on constate ensuite quâil nâapparaĂźt dans aucun des articles du RĂšglement Ă proprement parler. Câest en rĂ©alitĂ© au travers de la notion dâautoritĂ© de contrĂŽle chef de file quâon le retrouve, notamment dans lâarticle 56 du RGPD, intitulĂ© « CompĂ©tence de lâautoritĂ© chef de file ».
« Sans préjudice de l'article 55, l'autorité de contrÎle de l'établissement principal ou de l'établissement unique du responsable du traitement ou du sous-traitant est compétente pour agir en tant qu'autorité de contrÎle chef de file concernant le traitement transfrontalier effectué par ce responsable du traitement ou ce sous-traitant, conformément à la procédure prévue à l'article 60. »
Pour information ou pour rappel, une autoritĂ© de contrĂŽle (Supervisory Authority ou SA en anglais) est lâentitĂ© chargĂ©e de vĂ©rifier la bonne application du RGPD par tous les acteurs y Ă©tant soumis dans son ressort territorial, et de prendre des dĂ©cisions de sanction, le cas Ă©chĂ©ant. Chaque autoritĂ© de contrĂŽle dispose dâun ressort national. Par exemple, en France, lâautoritĂ© de contrĂŽle est la CNIL đ«đ·.
Le mĂ©canisme du guichet unique est donc liĂ© aux autoritĂ©s de contrĂŽle. Il a pour objectif de permettre lâidentification dâune autoritĂ© prĂ©cise, dans les cas oĂč plusieurs pourraient ĂȘtre considĂ©rĂ©es. Il attribue ensuite Ă lâautoritĂ© choisie des prĂ©rogatives de contrĂŽle et de sanction sur toutes les entitĂ©s de son ressort traitant des donnĂ©es personnelles, y compris pour les donnĂ©es quâelles traiteraient dans dâautres Etats membres de lâUE.
ConcrĂštement, ce mĂ©canisme couvre des situations telles que celle dâun e-commerçant qui serait Ă©tabli en France mais traiterait pour les besoins de son activitĂ© les donnĂ©es personnelles de ses clients, personnes physiques situĂ©es Ă la fois en France, en Italie et en Allemagne. Les traitements de donnĂ©es personnelles Ă©tant centralisĂ©s dans une seule organisation, le mĂ©canisme de guichet unique est prĂ©vu pour simplifier les dĂ©marches liĂ©es aux donnĂ©es personnelles et Ă©viter de diviser celles-ci entre plusieurs autoritĂ©s.
On peut aussi penser au cas dâune entreprise dont une partie de la production serait assurĂ©e en France, et lâautre en Espagne, par exemple. Elle aurait des sociĂ©tĂ©s dĂ©clarĂ©es dans les deux pays, et des salariĂ©s rĂ©sidant pour certains en Espagne et pour dâautres en France. En cas de contrĂŽle relatif aux traitements des donnĂ©es de ses salariĂ©s, ce mĂ©canisme permettra de trancher qui est compĂ©tence, de la CNIL ou de lâAEPD (Agencia Española de ProtecciĂłn de Datos) đȘđž).
Dans ces deux exemples, les entitĂ©s mettent en oeuvre ce quâon appelle des traitements transfrontaliers. Le mĂ©canisme du guichet unique est prĂ©cisĂ©ment fait pour savoir quelle autoritĂ© de contrĂŽle est compĂ©tente en cas de traitements transfrontaliers.
đ Comment identifier lâautoritĂ© chef de file ?
đŁ A ce sujet, une premiĂšre remarque permettra dâĂ©claircir la suite : il nây a pas toujours une autoritĂ© chef de file Ă identifier. Deux situations excluent le recours au mĂ©canisme de guichet unique :
- Dans un premier temps, si une entreprise nâest situĂ©e que dans un Etat membre et traite uniquement les donnĂ©es personnelles des rĂ©sidents de ce mĂȘme Etat membre, il nây aura quâune seule autoritĂ© de contrĂŽle possible : celle de cet Etat membre.
- Par exemple, une association Ă©tablie en Italie et nâayant vocation Ă ne traiter que des donnĂ©es personnelles de ses adhĂ©rents, qui se trouvent ĂȘtre uniquement des personnes physiques rĂ©sidant en Italie, nâaura quâune seule autoritĂ© de contrĂŽle possible : lâautoritĂ© italienne il Garante per la protezione dei dati personali đźđč.
- Le mĂ©canisme de guichet nâa pas Ă ĂȘtre mis en oeuvre dans les cas comme celui-ci, car il nây a pas de traitement transfrontalier impliquĂ© : tout se dĂ©roule dans le mĂȘme Etat membre.
- Un second cas dans lequel le mĂ©canisme de guichet unique nâa pas Ă ĂȘtre appliquĂ© concerne cette fois-ci bien des traitements transfrontaliers, mais relĂšve dâune exception prĂ©vue par le RGPD.
- Il sâagit du cas dans lequel lâentitĂ© qui traite les donnĂ©es personnelles est : soit une autoritĂ© publique, soit une entitĂ© privĂ©e traitant les donnĂ©es dans lâintĂ©rĂȘt public.
- Ces deux cas, dâaprĂšs le considĂ©rant 128 et lâarticle 55 du RGPD, ne devraient pas permettre lâapplication du mĂ©canisme de guichet unique, quand bien mĂȘme lâentitĂ© en question traiterait les donnĂ©es de personnes rĂ©sidant dans plusieurs Etats membres.
En gardant Ă lâesprit que les deux situations ci-dessus ne sont jamais concernĂ©es par le mĂ©canisme de guichet unique, ce dernier sâapplique donc dans tous les cas oĂč une entitĂ© privĂ©e, Ă©tablie dans un ou plusieurs Etats membres, traite les donnĂ©es personnelles de personnes situĂ©es dans plusieurs Etats membres, pour dâautres motifs que la poursuite de lâintĂ©rĂȘt public.
Le mĂ©canisme du guichet unique poussera alors Ă identifier lâĂtat membre dans lequel lâentitĂ© en question est Ă©tablie (lĂ oĂč lâon trouve son siĂšge social). Et dans le cas oĂč une entitĂ© serait Ă©tablie dans plusieurs Etats membres, on cherche alors Ă savoir quel est son Ă©tablissement principal (son « administration centrale »).
Le 28 mars 2023, lâEDPB a publiĂ© des lignes directrices aidant Ă identifier lâautoritĂ© de contrĂŽle compĂ©tente de toute entitĂ© traitant des donnĂ©es personnelles.
Pour reprendre lâexemple fictif de notre e-commerçant, il sâadresse aussi bien Ă des consommateurs en France, en Italie et en Allemagne. Il est toutefois composĂ© dâune seule sociĂ©tĂ©, dont le siĂšge social est immatriculĂ© en France. En France, lâautoritĂ© de contrĂŽle est la CNIL. Câest donc la CNIL qui sera son autoritĂ© chef de file.
Et pour prendre un exemple rĂ©el, lâentreprise amĂ©ricaine Meta a des sociĂ©tĂ©s immatriculĂ©es dans plusieurs pays dâEurope. Son Ă©tablissement principal en Europe est toutefois sa sociĂ©tĂ© irlandaise (on le retrouve notamment dĂ©clarĂ© dans sa politique de confidentialitĂ©). LâautoritĂ© de contrĂŽle irlandaise est la Data Protection Commission (DPC) đźđȘ. Câest donc la DPC qui est lâautoritĂ© chef de file de Meta.
En rĂ©sumĂ©, une autoritĂ© chef de file doit ĂȘtre identifiĂ©e dans les cas suivants : une entitĂ© privĂ©e est Ă©tablie dans plusieurs Etats membres, et/ou traite des donnĂ©es personnelles de personnes Ă©tablies dans plusieurs Etats membres.
- Si lâentitĂ© qui traite des donnĂ©es de personnes Ă©tablies dans plusieurs Etats, nâest elle-mĂȘme Ă©tablie que dans un seul Etat, on dit quâelle a un Ă©tablissement unique. Son autoritĂ© chef de file sera alors celle de lâĂtat dans lequel est dĂ©clarĂ© cet Ă©tablissement unique.
- Par contre, si lâentitĂ© en question a plusieurs sociĂ©tĂ©s, immatriculĂ©es dans des Etats membres diffĂ©rents, lâautoritĂ© chef de file sera celle de lâĂtat dans lequel son Ă©tablissement principal est dĂ©clarĂ©.
Le concept dâĂ©tablissement principal est primordial pour la mise en pratique du mĂ©canisme de guichet unique ; afin dây voir plus clair et Ă la demande de la CNIL, lâEDPB a publiĂ© une opinion en fĂ©vrier 2024 revenant sur ce concept dâĂ©tablissement principal.
Dans les deux cas, des traitements transfrontaliers sont rĂ©alisĂ©s et le mĂ©canisme de guichet unique est conçu pour aider Ă identifier lâautoritĂ© de contrĂŽle compĂ©tente. Mais il ne sâarrĂȘte pas Ă lâidentification de lâautoritĂ© chef de file, et prĂ©voit aussi comment cette derniĂšre doit interagir avec les autres autoritĂ©s de contrĂŽle (que lâon qualifie de « locales » ou « autoritĂ©s de contrĂŽle concernĂ©es », Concerned Supervisory Authorities ou CSA en anglais).
âïž Comment fonctionne le mĂ©canisme du guichet unique, une fois lâautoritĂ© chef de file identifiĂ©e ?
đŁ Comme nous lâavons vu plus haut, dĂšs lors que des traitements transfrontaliers de donnĂ©es Ă cractĂšre personnel ont lieu entre plusieurs Etats membres de lâUE, une autoritĂ© chef de file doit ĂȘtre identifiĂ©e. Mais attention, ce nâest pas parce quâune autoritĂ© chef de file est identifiĂ©e quâelle sera la seule Ă travailler sur ce cas. Au contraire, elle aura besoin de coopĂ©rer avec les autoritĂ©s de contrĂŽle concernĂ©es, de plusieurs façons prĂ©vues par le RGPD.
On rappelle donc quâil faut distinguer deux niveaux dâautoritĂ©s de contrĂŽle (ou Supervisory Authorities, SA), dans le cadre de lâapplication du mĂ©canisme de guichet unique :
- LâautoritĂ© de contrĂŽle chef de file (ou LSA, pour Lead Supervisory Authority).
- La ou les autorité(s) de contrÎle concernée(s) (ou CSA, Concerned Supervisory Authority(ies)).
Un autre point important Ă comprendre est quâune entitĂ© concernĂ©e par le mĂ©canisme de guichet unique va forcĂ©ment mener plusieurs traitements de donnĂ©es personnelles pour les besoins de son activitĂ© ; certains seront transfrontaliers, et dâautres non.
Dans ce dernier cas, que fait-on ? LâautoritĂ© de contrĂŽle chef de file (LSA) existe, et afin de respecter lâesprit dâharmonisation, elle devra ĂȘtre impliquĂ©e dans tous les cas, mĂȘme en dehors de traitements transfrontaliers. Ainsi, si une autoritĂ© de contrĂŽle locale (CSA) enquĂȘte sur un traitement de donnĂ©es personnelles quâelle estime ĂȘtre non-transfrontalier et uniquement relever de son propre ressor, elle devra quand-mĂȘme prĂ©venir la LSA. Cette derniĂšre devra alors statuer dans un de ces deux sens :
- La LSA pourra approuver lâanalyse de la CSA selon laquelle le traitement nâest pas transfrontalier. Elle confiera donc la problĂ©matique Ă la CSA.
- Ou bien, si aprĂšs analyse, elle rĂ©alise que le traitement est finalement transfrontalier, la LSA pourra dĂ©cider de sâemparer du dossier afin dâarriver Ă une solution harmonisĂ©e.
Dans le premier cas, si la LSA approuve le traitement du dossier par la CSA, cette derniĂšre nâagira quand-mĂȘme pas de façon isolĂ©e. Etant donnĂ© que lâentitĂ© concernĂ©e impacte dâune façon ou dâune autre plusieurs Etats-membres, mĂȘme si le traitement prĂ©cis Ă lâorigine du contrĂŽle nâest pas transfrontalier, la CSA devra appliquer les rĂšgles du RGPD relatives Ă lâassistance mutuelle et aux opĂ©rations conjointes menĂ©es par les autoritĂ©s de contrĂŽle, conformĂ©ment Ă ses articles 61 et 62.
Dans le second cas, si la LSA prend la main, elle nâagira pas non-plus seule et appliquera les rĂšgles de coopĂ©ration prĂ©vues par lâarticle 60 du RGPD, rĂ©gissant ses rapports avec les diffĂ©rentes CSA impliquĂ©es.
Les rĂšgles de coopĂ©ration mĂ©riteraient de plus amples dĂ©veloppements, mais afin de rĂ©ussir Ă approcher lâensemble du sujet dans cet article, nous nous contenterons ici de les lister. Elles sont les suivantes :
- LâautoritĂ© chef de file pilote le dossier, doit informer les autoritĂ©s nationales et peut Ă©galement leur donner des consignes, et notamment les inciter Ă coopĂ©rer entre-elles pour les besoins de lâaffaire.
- Un ensemble de rĂšgles encadre la façon dont une dĂ©cision de sanction peut ĂȘtre adoptĂ©e. LâautoritĂ© chef de file, si elle dĂ©cide de sanctionner lâentitĂ© concernĂ©e, prĂ©sente son projet de sanction autres autoritĂ©s. Ces derniĂšres ont alors quatre semaines pour formuler une « objection pertinente et motivĂ©e » si besoin, qui devra ĂȘtre prise en compte par lâautoritĂ© chef de file le cas Ă©chĂ©ant. En cas dâabsence dâobjection, les autoritĂ©s consultĂ©es sont rĂ©putĂ©es approuver le projet de sanction.
- Enfin, dâautres rĂšgles prĂ©voient la gestion des rĂ©clamations introduites par des personnes concernĂ©es, qui pourraient concerner lâaffaire.
đ Quel impact du guichet unique pour les entreprises concernĂ©es ?
đŁ Le mĂ©canisme de guichet unique est une solution offerte par le RGPD pour permettre aux entreprises opĂ©rant dans plusieurs Ătats membres de l'UE de bĂ©nĂ©ficier d'un point de contact unique avec la SA de leur siĂšge social ou de leur Ă©tablissement principal. Cela signifie que, plutĂŽt que d'avoir Ă traiter avec plusieurs autoritĂ©s de contrĂŽle dans diffĂ©rents pays, une entreprise peut interagir avec une seule autoritĂ© de contrĂŽle pour toutes les questions liĂ©es Ă la protection des donnĂ©es.
Mais, comme nous lâavons vu plus haut, cela ne signifie pas que les autres autoritĂ©s de contrĂŽle sont Ă©cartĂ©es. Les CSA conservent un rĂŽle important dans le processus, notamment en fournissant une assistance et en coopĂ©rant avec la LSA. Elles gardent une influence sur les contrĂŽles et les sanctions Ă©ventuelles. Cela permet donc dâassurer lâharmonisation recherchĂ©e, sans laisser dâEtats membres derriĂšre.
ConcrÚtement, le mécanisme de guichet unique permet de :
- Centraliser les Ă©changes avec la LSA.
- Centraliser les procédures en cas de contrÎle, voire de sanction, concernant des traitements transfrontaliers.
Mais le mĂ©canisme de guichet uniqueâŠ
- Ne permet pas de sâaffranchir du droit local des autres Etats membres impactĂ©s par lâentitĂ© en termes de traitements de donnĂ©es personnelles.
- NâempĂȘche pas les diffĂ©rentes CSA de sâexprimer, de coopĂ©rer et dâinfluencer les procĂ©dures de sanction.
- Nâest pas Ă lâabri dâĂȘtre Ă©vincĂ© par lâapplication de la procĂ©dure de lâarticle 66, comme cela a Ă©tĂ© le cas de Meta en 2023 suite Ă lâintervention de la NorvĂšge đłđŽ.
Pour rĂ©sumer, bien que lâimpact du mĂ©canisme de guichet unique soit plutĂŽt positif et aille dans le sens de la simplification pour les entitĂ©s concernĂ©es, il nâest absolument pas prĂ©vu pour lui permettre de choisir les rĂšgles Ă appliquer ou les juridictions compĂ©tentes Ă loisir. De nombreux garde-fous ont dâailleurs Ă©tĂ© mis en place pour Ă©viter les abus. Il est donc conseillĂ© aux entitĂ©s menant des traitements transfrontaliers de qualifier juridiquement leur situation au plus proche de la rĂ©alitĂ© du terrain, plutĂŽt que de risquer dâavoir de mauvaises surprises par la suite.
đ RĂ©capitulatif - les Ă©lĂ©ments Ă retenir
Le mĂ©canisme de guichet unique du RGPD est fait pour simplifier lâapplication de ce texte par des entreprises opĂ©rant dans plusieurs Ătats membres de lâUnion EuropĂ©enne, en leur permettant de n'avoir qu'un seul point de contact : l'autoritĂ© de contrĂŽle de leur Ătat d'Ă©tablissement (leur LSA).
LâentrĂ©e en vigueur de ce mĂ©canisme en 2018 a permis, en complĂ©ment du passage dâune directive Ă un RĂšglement, dâharmoniser la maniĂšre dont les rĂšgles sur la protection des donnĂ©es s'appliquent aux entreprises prĂ©sentes dans plusieurs Etats, en rationalisant leur dĂ©marche de conformitĂ© rĂ©glementaire Ă travers l'UE.
Pour savoir si et comment appliquer le mĂ©canisme du guichet uniqueâŠ
- Commençons par nous demander si lâon est en prĂ©sence de traitements transfrontaliers.
- Si câest le cas, cherchons oĂč est lâĂ©tablissement principal de lâentitĂ© menant ces traitements (quâelle soit responsable de traitement ou sous-traitante).
- La LSA (autoritĂ© chef de file) est lâautoritĂ© de contrĂŽle compĂ©tente dans lâĂtat membre oĂč se trouve lâĂ©tablissement principal.
- Ensuite, en cas de contrĂŽle / sanction concernant un traitement transfrontalier, il faut savoir que la LSA pilotera le dossier, mais que les autoritĂ©s locales pouvant ĂȘtre concernĂ©es (CSA) participeront et pourront influencer le cours de la procĂ©dure.
- De nombreux cas sont prévus, y compris ceux devant adresser des plaintes provenant de plusieurs Etats membres, ou ceux présentant une situation de blocage entre les opinions divergentes des différentes autorités de contrÎle impliquées.
đŁ Merci pour votre lecture ! JâespĂšre vous avoir permis de porter un premier regard utile sur le mĂ©canisme de guichet unique du RGPD.
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đ Les sources, câest par lĂ !
Special thanks Ă ma nouvelle relectrice Soon, qui m'a permis de finalement poster cet article et d'amĂ©liorer sa qualitĂ© d'ensemble ! đ